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La pétanque cheville au corps
 
Joueur de haut niveau, sélectionneur de l'équipe de France Alain Bideau est un grand passionné. 
 
Depuis l'âge de 8 ans Alain Bideau arpente les terrains de boules. Lieu où il a fait sa classe avec son papa. 57 ans après le Limogeois de naissance à effectué un parcours de rêve, au-delà des plus grandes espérances.
 
Pourriez-vous nous décrire votre parcours de joueur ?
 
AB : J'ai été double champion de France et double champion du monde ...
 
Jean Michel Puccinelli rejoint Fréjus
 
Être champion de France
 
Le double vainqueur du Mondial la Marseillaise à signé dans le plus grand club de France. Un choix dicté par la présence dans le club Varois de ses deux partenaires lors de la victoire au Mondial. Ludovic Montoro et Benji Renaud.
 
"On a décidé de faire les saisons à venir ensemble et l 'opportunité s'est présentée de rallier Fréjus. C'est un choix sportif mais de cœur également. A Arlanc j’étais bien mais à Fréjus il y aura plus d'affinités.
Notre victoire au Mondial la Marseillaise nous a un peu plus soudés. Ludovic est un pointeur exceptionnel. Il sait se surpasser dans les grandes occasions et surtout fait preuve d'une une énorme concentration quel que soit l’adversaire. Benji lui est un surdoué du tir. Je l'avais fait venir à Salon en 2014 et nous avions fait deux saisons ensemble. Depuis il a pris encore plus d''assurance".
 
Quand on veut parler de lui Jean Michel préfère botter en touche mais il n’est nullement question d'occulter sa progression phénoménale. Fini ses états d'âmes, ses coups de sang de ses premières conquêtes. Il a su évoluer avec les plus grands et se forger un mental de champion et un bien beau palmarès. Quand on lui pose la question, il acquiesce.
 
"j’ai dû faire mes preuves en jouant avec les meilleurs (Rocher, Fazzino, Foyot…) et croyez-moi ce n’est pas évident. J'ai franchi les paliers et aujourd'hui j'en tire les bénéfices. Après ma première victoire lors du Mondial la Marseillaise a été un déclic, mon rêve est devenu réalité et je me suis libéré complètement".
 
Effectivement on a vu un Puccinelli serein lors de l'édition 2020 sur de sa force à une place de milieu qui lui convient à merveille
"Je joue régulièrement à ce poste lors des grandes compétitions depuis, 2010 et je m'y sens bien » poursuit le néo-Fréjussien.
En 2021 l'objectif principal est de briller lors des championnats de France. Le natif de Martigues vise la tunique tricolore à plus ou moins long terme.
"Avec Ludo et Benji on forme une triplette équilibrée, on se connaît bien. Il y'a lieu d’être ambitieux. Le titre national est difficile à conquérir mais on a la possibilité d'atteindre le graal dans les années futures. Il ne faut pas être pressé ».
 
Nous attendons avec impatience de revoir à l’œuvre cette triplette qui a brillé de mille feux lors de la Marseillaise. Elle devrait encore se distinguer sur tous les terrains de France et de Navarre même si le contexte sanitaire ne prête pas à l'optimisme pour la reprise de saison.
D’ailleurs comment font ces champions pour garder la forme ?  Pour Jean Michel Puccinelli il n’y a pas trente solutions. "Tous les jours je m'exerce au tir et à l'appoint dans mon coin pour garder le bras" comme on dit. En attendant des jours meilleurs. 
 
Roger Gatti
 
Patrick Fayot alias «  kaké  »
 
Dans le monde de la pétanque si vous cherchez Patrick Fayot, vous aurez du mal à le trouver, mais par contre si vous demandez après « Kaké » pas de souci vous le découvrirez immédiatement. Pourtant il n’y a pas longtemps que Kaké s’est mis à jouer à la petite distance, sa première passion était le jeu Provençal. Et dans ce domaine Kaké a démarré très tard, il avait 35 ans, mais très vite il allait se faire un nom, pardon un surnom. Champion de ligue, départemental et vainqueur de plusieurs grands prix et nationaux il se qualifiera également quatre fois au championnat de France.
 
Kaké va cependant quitter l’univers de la longue pour s’adonner à la pétanque et toujours dans le rôle de pointeur. Et là aussi sa notoriété va s’accroitre, il va gagner plusieurs régionaux et grands prix avec à la clef quatre qualifications au championnat de France. Depuis huit ans Kaké est associé avec son ami Eric Bartoli au Mondial la Marseillaise, leur rêve commun étant de remporter le plus grand concours du monde. Ils faillirent y parvenir en 2003 en atteignant le dernier carré, mais dans un stade archi co...
 
Disparu en Octobre 2007, Pétou Caglieri aura été une figure emblématique du Mondial la Marseillaise.
Derrière sa forte corpulence et son caractère bien trempé, Alfred Caglieri avait un cœur en or. Celui que tout le monde appelé communément " Pétou " s’est toujours investi auprès les autres, en multipliant un les manifestations pour les associations caritatives (le téléthon, Ilona, les enfants de la Timone…) avec la Boule Florian.
Un monde associatif qu’il côtoyait depuis sa plus tendre enfance. Bénévole militant, il avait fait de ce club qui lui tenait particulièrement à cœur, le plus grand club de France avec ses 650 licenciés au côté de Serge Deluy, du regretté Claude Guien et de Robert Borg. Deluy que nous avions rencontré à l’époque et qui était particulièrement remonté.
« La presse a tiré à boulet rouge sur la Boule Florian en dénigrant totalement tout ce qui a été fait durant de longues années. L’amalgame a été total et beaucoup de personnes ont été touchées dans leur amour propre. Nous avons dirigé cette société bouliste pendant 15 ans avec Pétou et je peux vous assurer qu’aucune partie truquée ou d’intérêt n’a vu le jour durant cette période. Ah c’est vrai, parfois nous jouions un ...
 
 
 
 
 
 

Article publié en 2014

La précision du chirurgien

Vainqueur du Mondial la Marseillaise en 1996, Philippe Roux retrouve le Mondial la Marseillaise après cinq ans d’absence, et un nouveau succès dans le Provençal 13...

Les Quintais, Foyot, Rocher et bien d’autres sont les stars du monde de la pétanque mondiale et ont cherché à en faire leur profession. La majorité vit en grande partie de cela : publicité, ligne de vêtements... la pétanque est leur business. Philippe Roux, lui, est un amoureux des boules.
Philippe Roux est chirurgien dentiste. Un métier qui demande une précision extrême dans les gestes. Une qualité qu'il emploie également lorsqu’il est au rond, les boules de pétanque en mains. Il joue pour le plaisir et s’adapte aussi bien au jeu provençal qu’à la pétanque. Ni trop court, ni trop long, précis tout simplement. Rien ne le dérange.
Vainqueur par cinq fois du Provençal, la dernière fois en 2012, et deux fois champion de France en doublettes, Philippe Roux a forgé sa notoriété dans la longue distance mais il n’est pas en reste les pieds tanqués.
Au début des années 90 (1992, 1993, 1994), il s’incline trois fois en quarts de finale du Mondial... mais se console en remportant le Méridional (1994) en compagnie de Fernand Moraldo et Maryan Barthélémy. Après une année sabbatique, il revient disputer la Marseillaise en 1996 aux côtés de Noël Bengler, alias « Carbure », et Alain Caciagli. A l'arrivée, une incroyable épopée le mène jusqu'à la victoire, faisant de lui l'un des rares joueurs à avoir remporté à la fois le Provençal et la Marseillaise !
Cette année le Provençal 13 n’est pas dans son programme. Il ne pourra pas participer au concours, vacances avec son épouse obligent. Il sera donc présent au parc Borély le 6 juillet, « pour le plaisir » comme il le souligne, mais bien décidé à aller au bout si l’occasion se présente.
Une situation qui pourrait bien se présenter quand on sait que ses coéquipiers seront Hocine Hassaine et Claude Guidoni, dit « puce », deux joueurs talentueux, capables de l’accompagner sur le Vieux Port.
Contrairement à ce que l’on peut penser, Philippe Roux préfère jouer à la pétanque « les parties sont plus difficiles à gagner et j’aime çà, il est plus difficile de gagner la Marseillaise que le Provençal » estime le Marseillais. « Une équipe moyenne peut avancer à la longue, mais c'est impossible à la pétanque ».
Si il fait partie des grands du milieu bouliste, l'homme se garde d’en parler. On connaît sa modestie lui qui ne cesse d’encenser certains joueurs avec lesquels ils a joué ou livré bataille. Noël Bengler avec qui il a gagné la Marseillaise en fait partie. « Carbure était un super joueur, Quintais, Foyot, Fazzino et le jeune Rocher le sont également, leurs palmarès sont éloquents et parlent d’eux-mêmes ». Mais le joueur qui l'a le plus marqué reste Emile Lovino : « Milou était un grand joueur, précis dans le tir à la pétanque où au jeu Provençal, il pointait remarquablement. L'avoir comme coéquipier était fantastique et comme adversaire il était redoutable même à un âge très avancé ».
Après cinq ans d'absence, il est donc de retour à la Marseillaise, pour regoûter à cette ambiance si spéciale. Et quelque chose nous dit qu'il n'a rien perdu de sa précision...
Robert Zaragoza
 
 
 
 
 
 
De l’ombre à la lumière
Jean Michel Puccinelli dont le palmarès était déjà remarquable se faisait néanmoins assez discret dans le monde des ‘’ Stars ‘’ de la pétanque. La victoire de La Marseillaise en 2018 lui donnait une reconnaissance digne de son standing et la confiance des autres ‘’ Ténors ’’ de la pétanque. Depuis notre sudiste engrange les victoires aux cotés des plus grands et ce n’est que justice lui dont les qualités étaient évidentes. A croire que la ville d’AIX ou est né Jean Michel regorge de phénomènes de la pétanque car n’oublions pas que Mickael Bonetto est également natif de cette ville.
Robert Zaragoza
On ne présente pas Angy Savin pour les initiés. Sa réputation a dépassé depuis longtemps son Vaucluse natal. C’est très tôt que le Bollénois se retrouve les boules à la main. « Mon père (excellent joueur également) m‘a mis le pied à l’étrier presque au berceau. Il a été mon conseiller, mon mentor » Le champion va rapidement prendre son envol et très tôt il se distingue avec un titre de champion de France Minimes en 1999 (Tony Perret et Anthony Azzinari), Cadets en 2002/2003 (Perret Jérémy Gomis (Perret / Mathieu Richard). En juniors il enchaîne avec une nouvelle tunique tricolore (Perret et Maxime Vanel). Un parcours exceptionnel conclu par un titre de champion d’Europe juniors (2004) et mondial en 2005 et 2007.
La boucle est bouclée avec un CV extraordinaire en jeune, mais Savin c’est un caractère et son pacours en équipe de France prend fin suite à quelques différents « J’étais jeune avec sans doute des torts partagés mais c’est du passé ».
Cela n’empêche pas le champion de poursuivre so...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La pétanque cheville au corps
 
Joueur de haut niveau, sélectionneur de l'équipe de France Alain Bideau est un grand passionné. 
 
Depuis l'âge de 8 ans Alain Bideau arpente les terrains de boules. Lieu où il a fait sa classe avec son papa. 57 ans après le Limogeois de naissance à effectué un parcours de rêve, au-delà des plus grandes espérances.
 
Pourriez-vous nous décrire votre parcours de joueur ?
 
AB : J'ai été double champion de France et double champion du monde en 1985 et 1994. Champion d'Europe en 1988, champion de France FSGT en 1978. J'ai également gagné 300 nationaux environ.
 
Comment vous est venu l'envie de coacher ?
 
AB : C’est Michel Aubert DTN à l'époque qui m'a mis le pied à l’étrier en 2002.  J'ai passé mes diplômes et me voilà lancé dans l'aventure. A ce moment-là j’éprouvais de la lassitude dans le jeu, j'avais besoin de souffler.
 
On peut dire que pour vous le passage de l'autre côté de la barrière a été également une grande réussite. Vous, aviez des prédispositions pour être un sélectionneur, un meneur d'hommes.
 
AB : Oui sans doute mais le fait d’avoir pratiqué le haut niveau m’a grandement aidé. J'avais engrangé de l’expérience.
 
Quel est le rôle du sélectionneur. Un travail à l'image des autres sélectionneur (foot, hand.)
 
AB- Oui bien sûr il y a beaucoup de détection pour dévoiler les pépites.  C’est dans les grosses compétitions que l'on peut se faire une idée de la valeur d'un joueur. Comme un championnat de France par exemple. Aujourd'hui les épreuves internationales se multiplient champion d'Europe, du monde, jeux mondiaux, méditerranéen…il y a beaucoup de boulot
 
Comme se déroule le choix d'une sélection. Vous êtes seul à désigner les joueurs sélectionnés ou vous le faites d'une manière collégiale ?
 
AB : Il y a Yves Peronnet le DTN, Michel Poggi membre du comité directeur Laurent Morillon et moi-même. On travaille en équipe
 
Quand on regarde dans le rétro on se rend compte que votre palmarès de coach est tout simplement impressionnant ( voir ci-dessous) il y a longtemps  vous avez dépassé Didier Deschamps (rire). Que cela vous inspire-t-il ?
 
AB : De la fierté bien sûr mais également le sentiment du devoir accompli toujours avec le plaisir car c’est le plaisir qui prime avant tout.
 
Vous avez coaché une génération exceptionnelle avec cette Dream Team "imbattable" Lacroix, Suchaud, Quintais, Leboursicaud, Rocher. Contrairement, que l’on peut croire ce n'est pas évident.
 
AB : J’ai eu la chance de jouer avec la plupart. Il y avait déjà une complicité. Après ils ont eux aussi leur moment de faiblesse. Il faut être présent dans ces moments-là. L'aspect psychologique est important autant que la technique.
 
La non présence de la pétanque aux JO a été pour vous une grosse déception ?
 
AB :  Oui je ne le cache pas. Avec tous les efforts qu’avaient fait la FFJP et la Fédération Internationale, on rêvait d'une autre issue. J'ai même pensé tout arrêter.
Après avec le temps la passion reprend. Et l'émergence d'une nouvelle génération à l'image des Doerr, Bonetto. Etc. m'a donné une seconde jeunesse. Il y a un gros potentiel chez les jeunes.
 
Les championnats du monde ont été reportés en Juillet 2021 (du 14 au 18). Êtes-vous optimiste compte tenu de cette pandémie ?
 
AB : Difficile de l’être puisque nous sommes dans le flou complet. Les échéances approchent à grand pas. (Championnat d’Europe, du Monde) il faut se résoudre à attendre en espérant une issue favorable.
 
Que pensez-vous du Mondial la Marseillaise à Pétanque ?
 
AB : C’est un immense concours populaire qui fait une belle promotion pour la pétanque. Un travail en profondeur à été fait avec les instances officielles depuis des années. Et c’est un bien. Pour ma part J’y ai participé une seule fois.
 
Roger Gatti
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Patrick Fayot alias «  kaké  »
 
Dans le monde de la pétanque si vous cherchez Patrick Fayot, vous aurez du mal à le trouver, mais par contre si vous demandez après « Kaké » pas de souci vous le découvrirez immédiatement. Pourtant il n’y a pas longtemps que Kaké s’est mis à jouer à la petite distance, sa première passion était le jeu Provençal. Et dans ce domaine Kaké a démarré très tard, il avait 35 ans, mais très vite il allait se faire un nom, pardon un surnom. Champion de ligue, départemental et vainqueur de plusieurs grands prix et nationaux il se qualifiera également quatre fois au championnat de France.
 
Kaké va cependant quitter l’univers de la longue pour s’adonner à la pétanque et toujours dans le rôle de pointeur. Et là aussi sa notoriété va s’accroitre, il va gagner plusieurs régionaux et grands prix avec à la clef quatre qualifications au championnat de France. Depuis huit ans Kaké est associé avec son ami Eric Bartoli au Mondial la Marseillaise, leur rêve commun étant de remporter le plus grand concours du monde. Ils faillirent y parvenir en 2003 en atteignant le dernier carré, mais dans un stade archi comble pourtant acquis à leur cause ils échouaient au stade des demis finals, ce jour là trois marseillais, Patrick Fayot, Jean Michel Puccinelli et Eric Bartoli coulaient au Vieux Port.
 
Mais Kaké n’abdique pas il est là toutes les années et toujours avec son ami Eric Bartoli « Une grande amitié nous lie Eric et moi, on aime bien jouer ensemble il n’y a jamais de problèmes (enfin presque) ». Nous souligne Kaké avec un grand sourire. Kaké pointeur Bartoli milieu c’est au poste de tireur que s’opèrent les changements, et dans ce domaine les plus grands noms s’ont venus compléter la triplette marseillaise. Puccinelli, Passo et bien d’autres n’ont pu aider Kaké et Bartoli à remporter le Mondial. Comme l’année dernière, Laurent N’Guyen dit « le chinois » sera l’artilleur de service « Il avait très bien tiré tout le long du concours, on perd sur un coup malheureux, on rejoue avec lui sans problèmes ». Nous explique Kaké.
 
On ne peut parler de Kaké et Bartoli sans évoquer leur club de la Boule Florian disparu dans les conditions que l’on sait, le regard de Kaké s’assombrit une grande tristesse l’envahit il nous livre « C’est une partie de moi même qui s’est envolé, j’y avais mes attaches au sein d’une bonne ambiance, mais peu à peu je retrouve mes marques ici à la Boule du soir ». Le sourire est revenu .
 
Robert Zaragoza
Disparu en Octobre 2007, Pétou Caglieri aura été une figure emblématique du Mondial la Marseillaise.
Derrière sa forte corpulence et son caractère bien trempé, Alfred Caglieri avait un cœur en or. Celui que tout le monde appelé communément " Pétou " s’est toujours investi auprès les autres, en multipliant un les manifestations pour les associations caritatives (le téléthon, Ilona, les enfants de la Timone…) avec la Boule Florian.
Un monde associatif qu’il côtoyait depuis sa plus tendre enfance. Bénévole militant, il avait fait de ce club qui lui tenait particulièrement à cœur, le plus grand club de France avec ses 650 licenciés au côté de Serge Deluy, du regretté Claude Guien et de Robert Borg. Deluy que nous avions rencontré à l’époque et qui était particulièrement remonté.
« La presse a tiré à boulet rouge sur la Boule Florian en dénigrant totalement tout ce qui a été fait durant de longues années. L’amalgame a été total et beaucoup de personnes ont été touchées dans leur amour propre. Nous avons dirigé cette société bouliste pendant 15 ans avec Pétou et je peux vous assurer qu’aucune partie truquée ou d’intérêt n’a vu le jour durant cette période. Ah c’est vrai, parfois nous jouions un … tiercé ou un loto. Florian était un lieu où les boulistes venaient (nombreux) de leur plein gré s’adonner à leur passion dans une ambiance joviale et festive. La Boule Florian a même beaucoup donné pour les œuvres caritatives »
Le grand " pétou " aurait apprécié cette intervention. Lui qui était très proche de la Marseillaise, mais n’a jamais pu inscrire son nom au concours qu’il chérissait tant.
Son parcours s’est arrêté au stade des demi-finales, à deux reprises. Une première fois avec Serge Deluy et André Massoni, une seconde en compagnie de Michel Carvin et Tany Alba.
Sa droiture et son franc parlé en faisait un personnage respecté et incontournable du monde de la pétanque.
Roger Gatti
On ne présente pas Angy Savin pour les initiés. Sa réputation a dépassé depuis longtemps son Vaucluse natal. C’est très tôt que le Bollénois se retrouve les boules à la main. « Mon père (excellent joueur également) m‘a mis le pied à l’étrier presque au berceau. Il a été mon conseiller, mon mentor » Le champion va rapidement prendre son envol et très tôt il se distingue avec un titre de champion de France Minimes en 1999 (Tony Perret et Anthony Azzinari), Cadets en 2002/2003 (Perret Jérémy Gomis (Perret / Mathieu Richard). En juniors il enchaîne avec une nouvelle tunique tricolore (Perret et Maxime Vanel). Un parcours exceptionnel conclu par un titre de champion d’Europe juniors (2004) et mondial en 2005 et 2007.
La boucle est bouclée avec un CV extraordinaire en jeune, mais Savin c’est un caractère et son pacours en équipe de France prend fin suite à quelques différents « J’étais jeune avec sans doute des torts partagés mais c’est du passé ».
Cela n’empêche pas le champion de poursuivre son bonhomme de chemin, il ne joue pas régulièrement mais obtient des résultats. En 2015 il est sacré champion de France doublette avec Maison Durk.
 
L’accident
 
Malheureusement en 2017 il est victime d’un terrible accident de voiture «J’ ai notamment subi une fracture du coude et necessité un traitement particulier pour retrouver la flexivité de mon bras. j’ai pensé que ma «carrière» bouliste était terminée. Mais avec beaucoup de volonté j’ai réussi à retrouver une partie de mes capacités ».
Effectivement à Martigues Angy revient en force en gagnant l’édition 2019 avec Gino Deslys et Alexandre Mallet « C’était notre première association et pour un coup d’essai ce fut un coup de maître. Notre entente a été remarquable et cette victoire a lancé parfaitement notre saison ». Un nouveau coup dur est tombé sur la tête du vauclusien, il a dû passer une nouvelle fois sur le billard en décembre juste avant Martigues, ce qui ne la pas empêché d’atteindre le dernier carré.
Le champion de France doublette 2015 a une certaine idée sur l‘évolution de la pétanque et se veut assez pertinent sur le haut niveau: «On devrait faire des divisions comme au foot, laisser les grands champions évoluer entre eux (16 meilleurs joueurs par exemple), avec une formule attractive , etc.. ainsi de suite. Ce serait plus juste et novateur » *
 
Jouer pour l’Arménie
 
Le Vauclusien n’a peut-être pas fini avec la sélection nationale, mais peut-être pour un autre pays.
« J’ai la double nationalité Française et Arménienne. Il se pourrait que j’intègre l’équipe Nationale d’Arménie . Les démarches administratives ont été faites. On devrait avoir une réponse imminente. Pour le moment nous en sommes qu’au stade des supputations ; Si le projet prend forme il serait validé soit pour le prochain championnat du monde en Suisse, soit l’année suivante pour le championnat d’Europe. Michel Hatchadourian et Richard Hovaguimian (vainqueur du mondial en 2008) devrait faire partie de l’équipe. Affaire à suivre.
En attendant Angy se prépare pour les grands rendez-vous, mas n’est jamais sûr d’être présent lors du plus grand : le Mondial la Marseillaise à pétanque. « Il est incontournable, je l’ai gagné en jeune en 2002 et aimerait bien récidiver en séniors, mais mon emploi du temps l’été (travail) ne me permet pas toujours d’y participer. je n’ai jamais trop avancé (Lundi, Mardi matin maximum). Cette année je vais essayer de monter une équipe compétitive »
A 30 ans (il les fera au mois de Mars), Angy Savin est considéré comme un surdoué par ses pairs grâce à sa polyvalence (même si sa place est milieu), sa solidité, son talent/. Il a encore de belles années devant lui. Vainqueur de la Coupe de France (avec les Canuts de Lyon) en 2019, il fera la saison des championnats avec Alexandre Mallet et Jérémy Hubert
Roger Gatti