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Actubouliste
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Emile Lovino ne détient pas un grand palmarès comparé à d’autres stars de la longue distance. Il ne cherchait pas tout le temps des ‘’ Gros bras ‘’ pour jouer avec lui. Son grand cœur faisait qu’il s’associait souvent avec ses amis privilégiant l’amitié à l’enjeu. Ses résultats n’ont jamais été à la hauteur de sa classe et son talent.
 
Après plus de 50 ans de carrière, Louis Benoit Gonin, co-recordman des victoires dans le Provençal 13 (5 fois) est toujours en activité, alternant l’arbitrage et la pratique.
C’est une véritable légende et ambassadeur du jeu Provencal, ses plus grandes victoires que nous vous présentons se passe de commentaires !
Champion de France triplette en 1994, doublette 1977-1980-1983. Vainqueur du Provençal en 1975, 1984, 1988, 1990 et 1993, vainqueur du Tholonet en 1985, 1990 et 1991, vainqueur du National de Laragne en 1988 et 1989, vainqueur du République en 1968, vainqueur du National de Saint-Maximin en 1991, vainqueur du National de La Tour d'Aigues en 1996, vainqueur du National de Pertuis (3x), vainqueur du National de Digne (2x), et vainqueur du National de Sisteron (1x).
Roger Gatti

Ange et démon

Il a été un des meilleurs sinon le meilleur tireur de sa génération. Celui qu’on surnommait ‘’ l’Ange Blond ‘’ était la terreur des terrains de jeu Provencal. Le battre devenait un exploit, son adresse au tir était remarquable, il pouvait à lui seul faire la différence et gagner une partie. Son palmarès en dit long sur la carrière de ce joueur h...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Article publié en 2011
Ils ont fait la légende
 
La liste est évidemment loin d’être exhaustive, mais chacun à sa manière a marqué l’histoire du Mondial...
 
Vedel fait de l’ombre à César

La première fois qu’il vint au Parc Borély, il mit les pieds dans la légende. César de Montélimar était certes précédé d’une grosse réputation. Milou “le coiffeur” nous avait prévenus : « si tu le croises dans une allée, tu ne le remarques même pas. Mais boules en mains il sait tout faire. Les grands concours ce n’est pas son truc, les petits non plus. Il vit des boules ! »
Pas la peine de faire un dessin, César était un As du tir aux pigeons. Et il valait mieux l’éviter que l’inviter à faire une petite partie. En 1962, pour la grande première du Ricard-La Marseillaise (la loi Evin n’avait pas encore sévi) César débarquait avec un tireur de derrière les fagots dénichés du coté de Lunel. Dans l’Hérault, on connaissait déjà Ramel comme un fameux artilleur. A l’issue de la première journée nous avions fait ample connaissance avec Jo Vedel, du pays des Pescalunes qui, tel un métronome, n’arrêtait pas de tirer et de frapper des boules. En fait, Jo Vedel n’avait pas manqué une seule fois tout au long de cette première journée. Le lendemain il y avait foule pour voir Vedel et César conduire Canavèse sur la route d’un succès désormais annoncé.

Charles Simon... de Gémenos !
Il a gagné son premier titre en 1965 avec Papalino et Berrenger suivi immédiatement d’un deuxième succès l’année suivante, cette fois en compagnie de Besse et Pisapia. Charles Simon dit « Charly de Gémenos » est rentrée rapidement dans le cercle fermé des joueurs légendaires de la Marseillaise.
Une décennie durant Charles Simon, avec son partenaire préféré François Besse, a construit sa réputation dans les allées du Parc Borély. Un terrible duo qui se complétait à merveille. Ce n’est pas pour rien que les deux hommes ont gagné beaucoup de batailles et remporté deux Marseillaises ensemble. C’était une autre pétanque, celle où chaque mène était commentée où chaque geste épié. Un vrai bonheur pour les galeries avides de ce spectacle pagnolesque. Cependant le talent était là et bien là. Charly de Gémenos en avait plus que la moyenne. Il savait tout faire, pointer, tirer et surtout gagner. De victoires en victoires le champion de Gémenos, lieu où il tenait un café, s’est forgé sa réputation et a écrit ses lettres de noblesses lors de la Marseillaise. Le champion s’est éteint en 2006 mais chacun gardera de lui l’image du grand compétiteur avec un surnom qui transpirait la Provence.

Les grenades de Binder

Les grands joueurs de boules n’ont pas tous gagné La Marseillaise. Binder a lui attendu 10 ans pour figurer dans le gotha de la pétanque. Il savait tout faire boules en mains mais son côté bohème lui avait valu de ne pas être pris au sérieux par les caïds de la petite boule. Il n’en avait cure, sachant qu’il pouvait les battre tous les uns après les autres. Ce dont il ne se privait pas, le cas échéant.
La difficulté pour lui aura été de bien s’équiper pour affronter les grandes épreuves. Mais ce ne devait pas être sa préoccupation première. Savoir qu’il était craint et redouté des meilleurs paraissait suffire à son égo.
Jusqu’au jour où Gaby Binder s’est mis à gagner le Provençal. D’abord avec Vivancos, un ancien boxeur qui pointait à la perfection. Puis avec le grand Calanotti qui remporta ainsi son 5e Provençal. Après la partie finale contre Baldi, Petit Fernand et Beysson battus sans discussion, Calanotti qui n’y allait pas de mains mortes déclarait à qui voulait l’entendre : « Aujourd’hui Binder avait une grenade dégoupillée dans chaque main ! »
Mais Binder n’aurait peut-être jamais figuré au palmarès de La Marseillaise si Albert Pisapia n’était allé le chercher, en le retenant bien à l’avance. Comme il ne faisait jamais les choses à moitié « Bert » s’était également assuré, cette année-là, les services du port de boucain Pierre Brocca. Trois de nos amis boulistes. Trois hommes aussi dissemblables que possible. Trois joueurs d’exception.

Brocca, l’homme tranquille

Il restera comme l’un des plus fameux faiseurs de carreaux sur place. Pierre Brocca était l’un des rares tireurs à pouvoir rivaliser sur ce plan avec Magnani. Ce n’est pas un hasard si le trophée du meilleur tireur de la finale porte son nom. Il s’était révélé au public avec les premières éditions de La Marseillaise. Il tirait alors en second derrière Defabritis, un autre fameux canonnier de Port de Bouc. Et, à ce temps-là, personne parmi le gratin, ne souhaitait les rencontrer boules en mains. Comme René Rieubon, le Maire de Port de Bouc, Pierre Brocca avait fait un peu de vélo dans ses jeunes années. La coïncidence du Mondial et du Tour de France faisait qu’il ne manquait jamais de nous demander des nouvelles des régionaux engagés sur la grande boucle. Pierre Brocca était la modestie faite homme. C’est tout juste s’il ne s’excusait pas auprès des adversaires après un carreau. Lorsqu’il a quitté les siens, bien trop tôt, pleuré par la foule de ses amis, nous avons cru entendre, en manière d’épitaphe : « Les bons s’en vont, les mauvais restent… ».
Pierre Roucher et Roger Gatti
 
 
 
 
 
 

Ange et démon

Il a été un des meilleurs sinon le meilleur tireur de sa génération. Celui qu’on surnommait ‘’ l’Ange Blond ‘’ était la terreur des terrains de jeu Provencal. Le battre devenait un exploit, son adresse au tir était remarquable, il pouvait à lui seul faire la différence et gagner une partie. Son palmarès en dit long sur la carrière de ce joueur hors norme !

Terrassé par une maladie foudroyante, André MASSONI s'est éteint le 05 février 2008, à l'âge de 53 ans.